Côte d’Ivoire : La seconde mort du général Robert GUEI, signée Albert Mabri Toikeusse

Le poids de l'héritage du feu le Général Robert Guei, pèse-t-il sur le ministre Mabri Toikeusse?

Le poids de l’héritage de feu le Général Robert Guei, pèse-t-il sur le ministre Mabri Toikeusse?

L’héritage est-il pesant, pour ne pas dire écrasant, sur les épaules de l’héritier ? L’héritier est-il si occupé à boire du bon petit lait frais qu’il en oublie la vache qui se meurt sous les affres des intempéries ? En tout cas, sous les yeux d’Albert Mabri Toikeusse, ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement ; président du conseil régional du Tonkpi et ci-devant président de l’Udpci fondée par le général Robert Guéi, sous ses yeux avons-nous dit, les traces de celui qui a fait de lui calife s’effacent les unes après les autres (Voir les images 1, 2, 3, 4). En effet, Gouessesso village où résidait le général Guéi, à quelques encablures de la ville de Biankouma sur la route de Sipilou, était en ruines quand nous y sommes allés, poussés par la curiosité de constater par nous-mêmes les écrits d’un confrère qui a effleuré le piteux état dans lequel il a dit avoir trouvé cet endroit autrefois de renommée mondiale. Nous y avons fait escale le jour où Mabri Toikeusse accompagné de tous les candidats Udpci aux élections municipales et régionales est allé à Kabakouma demander la bénédiction des sages.

Notons avant tout que ce jour-là, les sages de Kabakouma avaient des masques à la place des visages angéliques avec lesquels ils avaient l’habitude d’accueillir le ministre Mabri, héritier politique du digne fils du village. Et le visiteur de marque qui l’avait fort bien remarqué, l’a signifié aux villageois qui ont vite botté en touche. Le jeune député Deli Mamadou, président du groupe parlementaire Udpci, s’était proposé de réparer le tort s’il y en avait un que Mabri aurait commis.
Quand nous sommes rendus à Gouessesso voici ce que nous avons vu à notre passage. Un village en ruines. Des habitations autres fois séduisants et vivants réduits à lutter contre de hautes herbes hostiles à leur présence. On aurait dit un campement perdu dans une broussaille. A en juger par l’état de dégradation avancé des toitures et la tristesse affichée par les murs des bâtisses, on comprend aisément que depuis des lustres nulle vie humaine n’y a séjourné. Le Général Robert Guéi est donc vraiment mort ! C’est le visage de Gouessesso qui nous l’a dit. C’est la taille des herbes autour des maisons dans la cour qui le prouve. C’est le silence sonore des lieux qui le crie ! Même le préau, ce mythique hangar qui a vu défiler nombre d’hommes d’Etat ; ce préau sous lequel le jeune Albert Mabri Toikeusse a reçu le Sabre du Général des sages de Kabakouma pour mener la troupe, est perdu au milieu de hautes herbes, dans un état à plaindre. Si ces hommes d’Etat africains qui y ont été reçus par « Papa Roméo » le savaient !
Le bâtiment qui servait autrefois de résidence ? Il n’a plus non plus fière allure. Perdue au milieu de nulle comme elle est, cette architecture originale baigne dans la tristesse. Quelqu’un a dit qu’une maison qui n’est plus habitée meurt à la longue. Il n’a pas tort. La résidence privée du général Guéi était morte à notre passage à Gouessesso. Disons plutôt qu’elle agonisait, puisqu’il suffit d’une volonté… de ceux à qui l’homme a tout donné pour que cette maison reprenne vie. Pour que Gouessesso retrouve son lustre d’antan. Il suffit de le vouloir !
Le renard des 18 montagnes, Elite TV1 International, Cote d’Ivoire

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