Cote d’Ivoire: Pascal Affi N’Guessan candidat du Fpi en 2015 ? Il y a un deal!

Affi Nguessan, président du FPI, face à la presse.

Affi Nguessan, président du FPI, face à la presse.

C’est lors de sa tournée dans le Moronou, sa terre natale, que  Nanan Kacou Koua Noël, chef de Kouakro (M’Batto) a laissé fuir l’information sur la candidature d’Affi N’Guessan aux élections présidentielles de 2015: «Affitu seras président de la République ». C’était le 16 septembre devant une population en effervescence.

Le lendemain, le quotidien Notre Voie, la voix du Front populaire ivoirien reprenait cette information à sa manchette. «Et Gbagbo?! » se sont demandés des inconditionnels du Woody de Mama.  Mais l’enfant du Moronou poursuivant son périple en famille, est resté muet sur la sortie des chefs. Affi N’Guessan n’a ni démenti ni confirmé cette déclaration. Pourquoi ? Deuxième question fondamentale !

Réponse. « Il y a eu un deal! Affi est remis en liberté pour accomplir une mission: aider Paris à tourner la page Laurent Gbagbo-Simone Gbagbo-Blé Goudé sans grand bruit. Ouattara a même été sommé de réhabiliter sa résidence, de dégeler ses avoirs et de financer son parti comme cela est de droit, pour qu’il ait les moyens conséquents pour tourner», assure une source diplomatique. Qui s’empresse de préciser que c’est la volonté de Paris qui trouve Laurent Gbagbo, son épouse Simone et Blé Goudé trop patriotes donc dangereux.

«Cette nouvelle donne a été exigée à la délégation de direction du Front populaire ivoirien qui a séjourné en France au mois de novembre 2012», explique notre interlocuteur.  Faut-il le préciser, lors de son séjour parisien, Sylvain Miaka Ouretto, qui assurait l’intérim du président statutaire du parti de Gbagbo, déclarait que le Fpi était en France pour rechercher la voie qui pourrait conduire la Côte d’Ivoire à la paix durable. On comprend aisément donc pourquoi quand il a repris les rênes du Fpi, le président Affi N’Guessan a été reçu successivement par les ambassadeurs des Etats unies et de la France. Deux pays qui ont contribué à la chute de son mentor Laurent Gbagbo. «La voie» dont parlait Miaka Ouretto n’est autre que la candidature d’Affi N’Guessan aux présidentielles de 2015, en lieu et place de Laurent Gbagbo. Dans le milieu diplomatique ici à Abidjan, on dit que le Fpi et son président Affi avalent des couleuvres. Car il faut le dire, c’est avaler des couleuvres que d’entrer en ce moment dans un gouvernement Ouattara pour en être le premier ministre, comme s’apprête Affi à le faire selon nos informations, alors que Laurent Gbagbo, son épouse et des milliers de pro-Gbagbo sont en exile ou dans des camps de torture. Les couleuvres ? C’est aussi faire passer cette pilule sur le terrain! Affi qui le sait est allé faire un test “grandeur nature” dans as région. Et le retour lui semble bon. Il reste l’épreuve de Gagnoa, chez Gbagbo et Blé Goudé ; l’ouest qui a été martyrisé pour son soutien à Gbagbo.

Attendons! Déjà, ça bouge dans la diaspora, rien qu’à savoir qu’à lire entre les lignes.

Jean Christ Démonka, à Abidjan

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *